Ségolène Royal au Grand Rendez-vous d'Europe 1 aujourd'hui :
Ségolène Royal était bloquée dans les bouchons donc elle est arrivé avec 26 minutes de retard en attendant Vincent Peillon la remplacer. =D
Elle prône la mise en place d'un "gouvernement économique, social, écologique européen", dont la "première étape" serait un ministère commun franco-allemand.
Ségolène a souhaité la création d'un "ministère commun" franco-allemand du développement économique et prôné la suppression des paradis fiscaux face à la crise financière.
"Cette crise peut être une opportunité, si elle est utilisée pour changer le fonctionnement du système", a déclaré la candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 et chef de file d'une motion pour le congrès du PS, lors du "Grand Rendez-vous" sur Europe-1.
Analysant la crise comme celle "du capitalisme qui répartit mal les revenus entre le capital et le travail", Ségolène Royal a fait quelques propositions pour "remettre des règles" dans le système financier.
"Des prédateurs"
Elle a ainsi proposé de contraindre les banques et les fonds spéculatifs à respecter les règles prudentielles du comité de Bâle, d'obliger les banques à garder 50% de leurs crédits sans spéculer et sans avoir le droit de les revendre" et surtout, de "mettre fin aux paradis fiscaux", y compris européens.
"On a aujourd'hui des fonds spéculatifs qui sont dans les paradis fiscaux, donc qui échappent à tout impôt, qui sont des prédateurs sur les PME dans nos pays, et qui ensuite disparaissent, revendent les usines, liquident les gens", s'est insurgée la présidente de la région Poitou-Charentes.
"Cette question doit être posée", a poursuivi Ségolène Royal. "S'il y a au sein de l'Europe-même un tabou sur le paradis fiscal et sur la transparence bancaire, comment va-t-on à l'extérieur imposer des règles?"
"Il suffit que l'ensemble des pays européens décident de ne plus accepter aucun investissement en provenance des paradis fiscaux".
Nationalisation partielle des banques
La responsable socialiste a estimé que la nationalisation partielle des banques décidée par le Premier ministre Gordon Brown au Royaume-Uni doit être réalisée en France. Elle a cependant souhaité que les prises de participations éventuelles de l'Etat ne soient pas "immédiatement revendues" lorsque le système financier se rétablira.
Alors que le président français Nicolas Sarkozy réunissait dimanche après-midi les dirigeants des 15 pays de la zone euro à l'Elysée, la responsable socialiste a prôné la mise en place d'un "gouvernement économique, social, écologique européen". Elle a proposé qu'une "première étape" de ce gouvernement économique soit franchie au niveau franco-allemand, sous la forme d'un "ministère commun du développement économique appuyé sur la croissance écologique".
"Maladresses"
Au lendemain du sommet informel franco-allemand de Colombey-les-deux-Eglises, la socialiste a regretté les "maladresses" commises selon elle par Nicolas Sarkozy à l'égard de la chancelière allemande Angela Merkel depuis ses déclarations pendant la campagne présidentielle sur l'absence de responsabilité des Français dans l'holocauste.
Optimiste sur un redressement "assez vite" du système financier, Ségolène Royal a estimé que "le véritable danger, c'est qu'un système perverti se rétablisse dans la même situation". "Cela nous conduirait dans six mois, dans un an à une crise plus terrible encore", a-t-elle mis en garde.
Prêts hypothécaires
Ségolène Royal a dit aussi espérer "que la crise aura guéri Nicolas Sarkozy de son admiration pour les crédits hypothécaires", à l'origine de la débâcle financière, et "pour la retraite par capitalisation".
"J'ai entendu le chef de l'Etat tenir un discours très à gauche. Lui qui hier vilipendait l'Etat, aujourd'hui revendique l'Etat, lui qui hier, dans la campagne présidentielle, était favorable aux prêts hypothécaires", a-t-elle déclaré.
Elle a cité la phrase de Nelson Mandela à propos d'elle et de la nouvelle génération qu'elle veut pousser en avant : "je suis leur leader donc je suis derrière eux"
Si il ya un débat il seront plusieurs derrière le micro car la motion est portée par une équipe entière.
Pole écologique et Utopia :elle se reconnait dans leurs idées
Elle veut que le PS soit solidaire comme dans une équipe de rugby quand l'un trébuche on lui tape pas dessus on l'aide car le PS est malade de cette violence et elle ne veut plus vivre ça elle n'accepte pas cette politique.
Sa Motion a receuilli plus de 10 000 signataires
Elle trouve inadmissible de payer 70 ou 120 euros pour venir voter au Congrès donc si c'est elle qui gagne cela sera changé et on viendra au PS en payant 10 ou 20 euros car elle ne veut pas que l'argent soit une barrière pour venir au PS.
A propos de Marina Petrella elle pense qu'il a raison.
Des paroles aux actes
Pour lutter contre les conséquences de la crise financière qui s'annonçait depuis plusieurs années, les régions tentent de venir en aide aux entrepreneurs et aux particuliers.
Voici quelques exemples de ce que la Région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, a mis en place pour préparer les emplois de demain et pour accompagner tous ceux qui
innovent et prennent des risques.
1. Pour soutenir l'innovation :
- les grands projets mobilisateurs comme la voiture électrique présentée la semaine dernière ;
-le fonds régional de l'innovation qui permet de passer de l'idée du chercheur au produit vendu par l'entreprise ;
-les fonds de capital risque. La Région utilise tout ce que la loi permet, y compris la mobilisation de l'épargne en proximité, en proposant aux ménages de Poitou-Charentes
d'investir dans les entreprises de la région plutôt qu'à la bourse.
2. Pour aider les entrepreneurs à investir :
La Région tente d'épauler les entrepreneurs qui se lancent et qui ont du mal à débloquer des prêts bancaires.
Il faut aider au rétablissement de la confiance et sortir le pays de l'ornière dans laquelle nous sommes. Pour cela, les projets d'investissements ne doivent pas être ralentis.
Ainsi, les fonds régionaux de garantie permettent aux entreprises d'obtenir de meilleures conditions de crédit, de rassurer les banques, de débloquer plus vite les fonds.
C'est avant tout une responsabilité de l'Etat, mais les régions ont mis en place des outils de terrain, efficaces pour les petites et moyennes entreprises qui sont celles qui
se battent le plus sur les marchés de l'export et l'innovation.
3. Pour réconcilier croissance économique avec l'écologie et le social
Pour développer l'écologie, la région Poitou-Charentes a décidé de mettre l'accent sur les économies d'énergie, avec des prêts à taux zéro pour réhabiliter les logements
sociaux qui sont les plus mal classés en consommation énergétique : 15 000 logements concernés à terme en Région. C'est un partenariat établi avec la Caisse des dépôts et la
région est la seule à le faire en France.
Toujours dans le même objectif, la région a lancé un grand plan photovoltaïque régional avec plus de 400 millions d'investissement. Un prêt avec la Banque européenne
d'investissement de 200 millions est en cours de négociation. C'est une première en Europe pour faire émerger une vraie filière économique, de la production de panneaux
photovoltaïques à l'installateur.
Pour être éthiquement plus exigeant, la région conditionne toutes ses aides au respect de la charte d'engagements réciproques. La crise actuelle montre que l'on a trop méprisé
les salariés et le respect des règles élémentaires du travail en entreprise, en soumettant ceux qui produisent à des règles financières qui ont fait voler en éclats le système.
Il faut être exigeant dans l'octroi d'aides publiques.