On reproche au PS d'avoir un discours qui n'est pas audible... C'est vrai. Pour cela, il faudrait que le parti soit uni. Il faut vite sortir du congrès, avec un vote colère des militants. Je leur dis qu'il faut sortir de l'immobilisme. Le PS a perdu 80.000 militants en un an et demi ; je trouve cela très douloureux. Et je trouve scandaleux qu'on aille demander 100, 120 ou 150 ¤ à des gens qui doivent régulariser deux ans pour pouvoir voter. Pour que le parti soit fort, il faut le plus de militants possible. Si demain, c'est mon équipe qui a la responsabilité de gérer le parti, je ne consulterai même pas : l'adhésion sera à 10 ou 20 ¤, pour tout le monde. Sauf pour les élus, qui cotiseront en fonction des indemnités qu'ils reçoivent.
En quoi votre motion est-elle différente des autres ? Moi, j'ai mis en place une équipe de 15 personnes, qui comprend notamment Vincent Peillon. Plus des relais dans les territoires. Ce sont eux qui défendent la motion. Moi, je n'interviens dans aucune assemblée de motion. Je viens rencontrer les militants de toutes les sensibilités, là où je suis invitée.
Aubry, Delanoë et maintenant Royal. La Bretagne est très courtisée par les prétendants au poste de premier secrétaire du PS... Je ne prétends à rien. Je suis seulement invitée. Mais je crois beaucoup à la démocratie participative et à l'exigence de connaissance par les citoyens de ce qui se passe. La politique, c'est du discernement, de la capacité d'anticipation et du respect des gens. Or, aujourd'hui, rien n'est fait pour protéger les citoyens. Il faut arrêter la privatisation à La Poste, réglementer autrement la rémunération des financiers. Et ce qui se passe sur le prix de l'essence, c'est un véritable scandale. Total n'a jamais autant gagné d'argent qu'aujourd'hui. On se moque du monde.
Enfin, une femme politique qui prend en compte les conditions de vie des français !!